Comment Lila Bell Acheson a contribué à faire de Reader’s Digest un empire médiatique mondial

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Lila Bell Acheson n’était pas seulement l’épouse d’un célèbre éditeur. Elle était le moteur opérationnel de l’une des marques de magazines les plus prospères de l’histoire. Sans ses compétences organisationnelles et ses relations sociales, Reader’s Digest serait peut-être resté une idée papier.

Elle est née le jour de Noël 1889 à Virden, au Manitoba. Son père était un pasteur presbytérien. La famille a déménagé dans de petites villes du Midwest avant de s’installer à Tacoma, dans l’État de Washington. Cette décision a tout changé.

À Tacoma, elle a rencontré DeWitt Wallace. C’était un aspirant éditeur avec une grande idée. Il voulait créer un magazine digest. Il rassemblerait des articles d’intérêt général provenant d’autres publications. Le format était simple. Le contenu était large.

Le timing n’était pas bon. Les États-Unis entrent dans la Première Guerre mondiale. Le projet est au point mort.

Wallace a rejoint l’armée américaine. Il a laissé derrière lui l’idée du magazine. Acheson n’a pas attendu. Elle est allée travailler.

Elle a organisé des centres YWCA dans les États de l’Est. Ces centres soutenaient les femmes travaillant dans les industries de guerre. C’était un travail dur et pratique. Cela lui a donné une expérience en gestion. Cela lui a également donné un réseau.

Après la guerre, elle reste à l’Est. Elle a continué dans le travail social. Elle n’est pas retournée à Tacoma.

Ils se marièrent en 1921.

Le premier numéro du Reader’s Digest parut en 1922. Le tirage commençait modestement. Il a été tiré à 1 500 exemplaires la première année. La croissance n’a pas été immédiate.

Mais cela ne s’est pas arrêté.

En 1929, le tirage grimpe à 200 000 exemplaires. Le modèle a fonctionné.

Le magazine est devenu un phénomène mondial. Au début du 21e siècle, il existait en 50 éditions. Il a été publié en 21 langues. La diffusion mondiale a atteint environ 23 millions de lecteurs.

Acheson et Wallace étaient également de grands philanthropes. Ils ont restauré des sites historiques du monde entier. Leur travail leur a valu la Médaille présidentielle de la liberté en 1972.

Ils ont créé le Fonds Lila Wallace-Reader’s Digest. Il a soutenu des programmes éducatifs et culturels. La fondation a été réorganisée en 2003 sous le nom de Wallace Foundation.

Acheson est décédé le 8 mai 1984 à Mount Kisco, New York. Elle avait 94 ans.

Son héritage ne se limite pas aux magazines. C’est dans l’infrastructure qu’elle a construite. Elle a transformé l’idée de son mari en une entreprise mondiale. Elle a géré les personnes derrière les histoires.

Les Wallace ont prouvé que contenu et charité pouvaient coexister. Mais la véritable histoire est souvent négligée. Il s’agit du partenaire qui rend le lancement possible.

Sans Acheson, le Digest aurait pu mourir dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Au lieu de cela, il a survécu. Cela a prospéré.

La question demeure. Combien d’autres idées ont échoué parce que l’organisateur manquait ?

On nomme rarement les organisateurs. Nous nommons les visages. Les auteurs. Les fondateurs.

Mais les fondations sont construites par d’autres.