Les débuts électriques de Ferrari sont silencieux. Et cher.

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Ferrari a fabriqué sa voiture électrique.

On l’appelle la Luce.

Les fans du badge devraient faire une pause. Respirer. Alors réalisez que ce n’est pas la machine de Maranello à laquelle ils s’attendent. Pas de rugissement. Pas d’angles fâchés.

Conçue par Jony Ive et Marc Newson du collectif LoveFrom, la voiture ressemble à leur travail passé. Ce qui est juste. Le design est doux. Les coins arrondis dominent. Les couleurs pastel remplacent le rouge de course traditionnel. Le seul indice de l’héritage Ferrari sont les étriers de frein jaunes.

La forme est étrange. Plus haut qu’une berline, plus bas qu’un SUV. Elle fend l’air mieux que n’importe quelle Ferrari de l’histoire. Les puristes sont déjà en colère. Qui pourrait leur en vouloir ?

Cela ne ressemble pas à un démon de la vitesse. Mais ça coûte comme un.

A l’intérieur, c’est ennuyeux. Honnêtement, on se sent plus en sécurité qu’une mini-fourgonnette familiale. Bords doux partout. Le volant est la seule pièce qui rappelle la généalogie des voitures de sport.

L’espace est cependant abondant. Le coffre contient 597 litres. Assez pour quatre personnes.

La vitesse est silencieuse

Les chiffres de performances restent violents.

1 035 chevaux. Ce n’est pas une faute de frappe. Il atteint les 100 km/h en partant de l’arrêt en 2,5 secondes. La vitesse de pointe plafonne à 310 km/h.

La batterie est de 122 kWh. La portée est indiquée à 530 km ou plus. Quatre moteurs électriques sont installés derrière chaque roue. Cette configuration permet un contrôle impossible dans les voitures à combustion interne. Chaque roue peut se déplacer dans plusieurs directions. Une suspension active, empruntée au F80, assure la fluidité des choses.

Ferrari affirme que cet effort a nécessité plus de 60 nouveaux brevets. Le cerveau de l’opération est une nouvelle unité de contrôle du véhicule qui gère la dynamique et la puissance.

Il y a même un faux son. Un accéléromètre de précision capture les vibrations de l’essieu. Le système amplifie ces signaux, les égalise et projette un rugissement synthétisé. Ferrari le compare à un effet de guitare électrique. Seulement lorsque le conducteur en a besoin, affirment-ils.

Est-ce que cela semble authentique ? Peut-être pas. Est-ce que ça a l’air cool ? Apparemment oui.

Le coût d’entrée

Ce n’est pas un projet de voiture pour les bricoleurs.

Le prix de départ en Italie est de 550 007 €. En dollars américains, cela représente environ 640 000 dollars. Le prix pour les acheteurs américains reste un secret.

La production démarre fin 2026. Les livraisons suivront début 2027

Attendez deux ans. Économisez de l’argent. Voyez si l’intérieur grandit sur vous. Le silence du groupe motopropulseur électrique peut sembler étranger à une marque fondée sur le bruit.

Ou peut-être que c’est le but.